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Chaleur et manque d'eau : quels impacts sur les maïs ?

Conséquences du stress hydrique : Grain mal fécondé (remplissage limité) ou avorté lors du SLAG
Conséquences du stress hydrique : Grain mal fécondé (remplissage limité) ou avorté lors du SLAG

L’été 2018 se caractérise par des températures élevées et localement pas un stress hydrique très marqué. Quels peuvent être les risques pour la plante maïs ? Quelles conséquences sur le développement des cultures et l’impact sur le rendement ? Il faut pour cela distinguer les moments clés au cours desquels les stress interviennent...

 

Stress hydrique pré-floraison

Les plantes touchées par un manque d’eau voient leur photosynthèse perturbée en raison de la baisse de la transpiration. Les stomates de la plante peuvent s’adapter à un stress de quelques jours mais sont durablement affectés en cas de stress supérieur à une semaine.S’en suit une diminution de la croissance des tissus, notamment de la tige et des feuilles, mais aussi des racines (touchées plus tardivement). Ainsi, la taille des plantes et la surface foliaire seront plus faibles. Les feuilles enroulées, phénomène parfois spectaculaire, est cependant le symptôme de défense des plantes face à des conditions stressantes et n’est généralement pas irréversible.

 

Chaleur et stress hydrique en pleine floraison

Lorsque le stress hydrique perdure au moment de la floraison :

  • La sortie des soies est plus lente et le décalage entre émission du pollen et sortie des soies peut durer plusieurs jours ; c’est le phénomène de protandrie. Avec les températures chaudes, on peut également avoir des blocages de sortie de soies/panicules, mais également des soies non réceptives ou encore des ovules dont le développement sera bloqué. Au-dessus de 35 °C, il faut savoir que les soies ont une durée de vie de 6 heures (contre plusieurs jours en temps normal).
  • Le pollen n’est plus viable quand l’hygrométrie descend en dessous de 30 % et que les températures passent 36/37°C (contre 1 à 2 heures de vie en conditions normales, car il contient 60 % d’eau). Néanmoins, la pression pollinique est si forte (plusieurs millions de grains de pollen) que cela donne une certaine rusticité à la plante pour sa floraison. De plus, la pollinisation maximum intervient en milieu de matinée, quand les températures ne sont pas encore trop élevées. Les accidents de fécondation ne sont donc pas systématiques, mais ils existent parfois.

 

Stress hydrique après la floraison

Un manque d’eau dans les 2 ou 3 semaines qui suivent la floraison, aura pour conséquence des avortements de grains et donc la limitation du nombre final de grains. Cette période est un moment du cycle particulièrement sensible aux stress. Elle dure 250 degrés jour après le stade de floraison femelle et est appelée SLAG pour Stade Limite d’Avortement des Grains.

Par la suite, un manque d’eau au cours du remplissage des grains limitera cette action et pourra entraîner un dessèchement précoce de la partie tige et feuilles. L’impact sur le rendement est variable et concernera le PMG.

 

Pour en savoir plus : n'hésitez pas à demander l'ABC du maïs

 

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