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Colza : Le point sur la fin de cycle...

Le remplissage : dernière ligne droite avant la récolte dans l’élaboration du rendement !

Les conditions climatiques de début d’année 2018 n’ont pas été très favorables au colza : pluviométrie excessive, déficit de rayonnement et amplitude thermique parfois élevée en février et mars. Les insectes ont exercé une pression importante : altises et larves, charançon de la tige et présence accrue de méligèthes auront eu parfois raison de certaines parcelles. Dans un mois débuteront les premières récoltes dans les régions sud.

 

1. Rappels physiologiques

Dès la fin floraison, la silique nécessite 1000 dj (base 0°C) pour arriver à maturité. Cette étape se découpe en deux phases :

  • 300 degrés-jour (dj) qui déterminent la longueur maximale de la silique
  • 600-700 dj pendant lesquels la silique, devenue autotrophe, va arriver à maturité et les graines finaliser leur PMG mais aussi la teneur en huile et protéines.

Les siliques pendant ce dernier stade vont avoir une activité de photosynthèse. Il est donc important d'avoir anticipé et veiller à maintenir un excellent état sanitaire pour ne pas handicaper cette phase de remplissage. Rappelons qu'un nombre de 8500 siliques peut être considéré comme un objectif satisfaisant et que des niveaux de 10 000 siliques et plus laissent présager un très bon rendement. En effet, pendant ce dernier mois, c'est la réussite du nombre de graines et du PMG qui fixe le rendement.


2. Situation 2018

Au champ, les siliques sont maintenant formées, la nouaison est terminée ; le rendement n’est pas encore fixé. Le remplissage et l’élaboration du PMG assurent parfois une compensation importante et permettent d’obtenir des rendements honorables. La floraison 2018 aura été assez courte, conséquence des fortes chaleurs et des pluies d’orage, mais aussi d’une phase sortie hiver compliquée.

 

3. Quelques points de vigilance jusqu'à la récolte

  • Les maladies

On surveillera l’évolution du sclérotinia et l’apparition éventuelle de l’oïdium. La maturité peut s’accélérer prématurément si le phoma se développe fortement entraînant des aspects de pieds secs et altérant le remplissage. L’alternaria et le mycospharella peuvent aussi être observés (région Sud et Centre Ouest) avec un préjudice certain mais ces deux maladies se font plus rares.

  • Les insectes

ce sont les charançons des siliques qui doivent être surveillés. Les perforations dans les siliques sont une porte d’entrée pour la ponte des cécidomyies. La perte de rendement sera proportionnelle à la quantité de siliques infestées (siliques déformées, éclatées et desséchées). Les colonies de pucerons cendrés sont aussi visibles sur les ramifications et les siliques en mai et juin.

 

L'année 2018 ressemble plus à 2016 pour nos colzas, cependant la pression maladie semble limitée. Mi-juillet, les premières tendances se dégageront et nous connaîtrons alors le profil du cru 2018 en qualité et quantité !

 

 
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