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Le Projet READY 2017

Les 2 et 3 décembre 2012, Philip von dem Bussche, Président du Directoire de KWS SAAT AG, a lancé officiellement le projet READY 2017 au siège de KWS à Einbeck (Allemagne) en présence des représentants de l'ensemble de la filière betterave à sucre.

Andréas LOOCK, Directeur de la Sélection Betterave; Philip von dem BUSSCHE, Président du Directoire de KWS; Patrick MARIOTTE, futur Directeur Général de KWS France; Jens Christoph LEIN, Sélectionneur Betterave; et Wolfgang KOCH, Responsable du Projet "gène du rendement".

L'objectif premier de ce projet est de permettre à la filière betterave à sucre d'améliorer la compétitivité face à la canne à sucre, y compris par rapport aux autres cultures, après la suppression des quotas 2017.

 

Afin d'être prêt en 2017, KWS a anticipé depuis plus de 10 ans grâce à des investissements massifs et les nouvelles technologies alliées à la recherche classique.

KWS,véritable partenaire de la filière betterave à sucre, continuera à être un acteur majeur pour l'augmentation de la productivité dans un environnement meilleur.

 

Le projet Ready 2017 regroupe toutes les innovations mises en place pour améliorer la compétitivité de la betterave après la suppression des quotas en 2017.

Plusieurs projets, regroupés sous la bannière Ready 2017, déboucheront sur des technologies qui visent l’amélioration du rendement et sa stabilité.


Le lancement de ce projet le 3 décembre dernier à Einbeck fut l’occasion de présenter ces différents projets innovants:

Jens Christoph LEIN

Jens Christoph LEIN,

Responsable de la Sélection Moléculaire Betterave chez KWS AG

 

Le Projet GABI (Genome Analysis in the Biological System of the Plant)

Le projet allemand du génome des plantes GABI, dont KWS AG fait partie, a pour tâche de décrypter le génome de la betterave. C'est à cette fin que se sont réunies les entreprises agricoles, les entreprises de l'industrie sucrière ainsi que les instituts de recherche au sein du Projet GABI BEET.

L’objectif final est de créer une carte physique du génome de la betterave sucrière afin de sélectionner les plantes plus efficacement et plus rapidement.

 

La sélection moléculaire

L’utilisation des marqueurs moléculaires, mis au service des sélectionneurs, permettra de gagner du temps dans les processus de sélection.

Sans l’aide des marqueurs moléculaires, il a fallu 15 ans pour que les variétés tolérantes à la rhizomanie atteignent les mêmes rendements que les variétés classiques. Ensuite, il n’aura fallu que 4 ans pour les variétés nématodes.

Les marqueurs moléculaires sont utilisés à la fois pour des caractères monogéniques (1 seul gène responsable du caractère exprimé), tout comme pour des caractères polygéniques ; même si dans ce cas, les résultats obtenus sont beaucoup plus difficiles.

Par ailleurs, la génomique est utilisée pour l'identification de gènes d'intérêt par la sélection moléculaire. Les ressources génétiques présentes dans les betteraves sauvages (Beta Maritima) sont passées au crible.

KWS développe aussi de nouvelles techniques de phénotypage pour améliorer la sélection, en vérifiant que les gènes s’expriment bien au champ.

 

Le projet Yield Genes

Depuis 2010, KWS et BASF ont mis en place un projet de collaboration exclusif pour l’introduction dans la betterave à sucre d’un gène de rendement. Les objectifs à long terme de ce projet de génie génétique concerne la mise au point de variétés ayant des rendements en sucre plus élevés ainsi qu’une plus grande tolérance à la sécheresse. Les nouvelles variétés disponibles à partir de 2020 visent une augmentation de rendement de l’ordre de 15%.

 

D’autres projets

Le projet  Betamorphosis lancé en 2012, en collaboration avec des Universités et Südzucker, vise à améliorer le transfert du sucre des feuilles vers la racine.

La mise au point de variétés résistantes à la rhizomanie, via le génie génétique, est également en cours avec une demande aux USA.

KWS poursuit également la recherche pour la mise au point de betteraves d’hiver. Le changement de conduite de culture de la betterave, avec des semis réalisés à l’automne, permettra d’augmenter le rendement sucre à l’ha (de +20%), mais permettra aussi à l’industrie sucrière une amélioration de la compétitivité grâce à des durées de campagne plus longues. La difficulté de ce projet réside dans le fait qu’il faille à la fois empêcher la betterave de monter à graines dans les zones de production de racine, mais maintenir cette capacité pour la production de semences, et permettre à ces variétés de résister au gel. Ce projet est à plus long terme car la tolérance au gel est très difficile à obtenir.

Le projet ALS : Une nouvelle approche du désherbage

bernard holtschulte

 

Bernd HOLTSCHULTE,

Responsable du Département Phytopathologie chez KWS AG

 

En 2012, KWS AG et BAYER Cropscience ont officialisé un accord de partenariat pour la mise au point de variétés tolérantes à un herbicide inhibiteur de l’ALS (Acétolacte Synthase).

Les travaux ont débuté en 2001.

La tolérance n’a pas été créée, mais elle s’est manifestée spontanément dans des cultures de cellules de betteraves. Sur 1,5 milliards de cellules testées, une seule cellule tolérante à un herbicide a été détectée. Cela équivaut à trouver une seule betterave sur 15 000 ha.

Il ne s’agit donc pas d’OGM  mais de changement dans le gène existant, codant pour l’enzyme Acétolactate-Synthase, comme il s’en produit naturellement dans les plantes. Il ne s’agit ni de transgénèse, ni de mutation dirigée.

Puis, à partir de la cellule sélectionnée, une plante a pu être régénérée et croisée avec du matériel élite.

Avec ce type de variétés, le désherbage des betteraves, qui est aujourd’hui la phase de culture la plus délicate, deviendra beaucoup plus facile. En effet, le produit mis au point par Bayer est un mélange de 2 matières actives issues de la famille des ALS, et est efficace sur un large spectre de dicotylédones et de graminées. Ce produit agit par contact, mais a également un effet racinaire. La quantité maximum de produit sera de 1L/ha en 1 à 2 passages, entraînant une réduction très forte des IFT. De plus, comme les variétés sont tolérantes à l’herbicide, il n’y aura plus de ralentissement de la croissance pendant les traitements ; ce phénomène pouvant entraîner des pertes de rendement.

Le développement de cette nouvelle technique s’accompagnera d’un suivi de gestion agronomique afin d’assurer la durabilité de la culture dans la rotation.

Les premières variétés seront déposées au CTPS à partir de 2015, pour mise en marché à partir de 2017.

ALS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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