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Culture dérobée

En raison des conditions de rémunération de l’électricité à partir de biogaz en France, l’utilisation exclusive de plantes énergétiques en culture principale n’est pas possible. Le sorgho constitue par contre une alternative en culture dérobée.
 

Le potentiel en biomasse du sorgho est très élevé (environ 17 à 23 tMS par ha en culture principale). Grâce à des méthodes modernes et coûteuses de sélection, le potentiel de rendement va augmenter dans les années à venir. Les besoins en eau de la plante sont faibles en comparaison avec d’autres cultures : en tant que plante en C4, le sorgho a besoin de 200 à 300 l d’eau pour produire 1 kg de MS. Ainsi, le sorgho est une culture très appropriée pour des régions avec 400 à 600 mm de précipitations. Il est également convaincant dans des régions à fortes précipitations et peut y être cultivé en dérobé après une céréale immature par exemple. Ainsi, les précipitations disponibles et l’ensoleillement sont utilisés pleinement toute l’année grâce une alternance de plantes C3 (seigle) et C4 (sorgho).
 

Le précédent doit alors être récolté si possible en juin afin de semer le sorgho au plus tard dans la deuxième quinzaine de juin. Les semis fin juin ou en juillet peuvent être préjudiciables sur la quantité de biomasse produite.


Aussi bien en culture principale qu’en culture dérobée, c’est le taux de matière sèche (MS) qui est décisif pour la réussite de la culture. Les variétés tardives peuvent atteindre de hauts rendements mais elles ont rarement un taux de matière sèche suffisant pour l’ensilage. Un taux de MS minimum de 28 % est nécessaire, sinon les pertes par jus sont trop importantes. Celui-ci est assuré lorsque le grain atteint le stade pâteux. Des taux de MS plus élevés favorisent la stabilité du fourrage. Néanmoins, au-dessus de 32 %, la lignification des tissus conduit à un moins bon tassement et surtout à un pouvoir méthanogène plus faible.
 

 

 
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