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Sorgho ou maïs en dérobé en zones froides ?

Dans le cadre de la production de substrat pour la méthanisation, la question de savoir s’il faut semer du maïs ou du sorgho à partir de la mi-juin fait débat. Dans cet article, nous nous proposons de mettre en évidence les résultats obtenus sur notre plateforme de Roye dans la Somme sur les 3 dernières années.

 

Le site choisi est un site plutôt froid, limite pour la culture du sorgho, mais il a le mérite d’être un bon prédicteur des comportements que l’on pourra observer dans la zone Nord-Est, où le but recherché est la mise en place tardive (après la récolte des céréales d’hiver) d’un couvert productif.

Sur les 3 années étudiées (2013, 2014, 2015), la date de semis retenue est le 25 juin pour le maïs et le sorgho. Pour comparer les rendements obtenus, nous avons retenu ici la variété de maïs SEVERUS (indice 180) et la variété de sorgho KWS FREYA, la plus précoce de notre gamme, recommandée pour les semis en dérobé.

 

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Sur 3 ans, l’avantage est clairement en faveur du maïs : + 3 tonnes de MS/ha. Le maïs présente un zéro de végétation plus faible que celui du sorgho (6°C au lieu de 10°C). Cela lui permet de profiter des températures d’arrière-saison favorables plus longtemps que le sorgho dont la maturation avance moins vite. Ceci est mis en évidence par les taux de MS des deux cultures : 23.3 % pour le sorgho contre 29.9 % pour le maïs.

Le taux de MS à la récolte est crucial pour deux raisons :

  • Il permet une bonne conservation du fourrage
  • Il est un critère explicatif du rendement. En effet, sur un maïs, le gain de rendement entre 27 % et 40 % de MS sur une même variété et un même site peut atteindre 35%. Cela montre clairement que le critère numéro 1 pour le choix variétal, quelle que soit l’espèce, reste la précocité

Il est néanmoins intéressant de constater la grande régularité de la variété de sorgho KWS FREYA sur les 3 ans. Sur ces sites situés au nord, la culture du sorgho deviendrait sûrement très intéressante sur un semis de mi-juin. A noter qu’en 2015, le mois de juillet chaud et sec a permis au sorgho de bien s’en sortir, pour un résultat légèrement supérieur au maïs.

Au vu de ces résultats, le sorgho doit donc être réservé aux situations plus chaudes et pour un résultat satisfaisant, être semé mi-juin. Pour les situations plus froides ou les semis plus tardifs, il faudra privilégier le maïs, tout en gardant en tête la variabilité de rendement inhérente aux semis en dérobés.

 

 
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