Le Biogaz
Produit par fermentation anaérobie de matière organique (déchets + plantes énergétiques), le biogaz est composé essentiellement de méthane et de dioxyde de carbone. Il peut être valorisé sous la forme d'électricité et de chaleur (co-génération), mais également être incorporé après traitement dans le réseau de gaz naturel ou être utilisé comme carburant : des voies d’avenir très intéressantes avec un coefficient de transformation plus élevé.
L'Allemagne est aujourd'hui leader dans cette filière, avec des prix de rachat très élevés proposés sur 20 ans aux exploitants commercialisation l'électricité issue de ces installations. Environ 3.500 unités biogaz sont en fonctionnement fin 2005 pour une puissance cumulée de 500 MW sur le réseau. On estime que, d'ici 2010, ce nombre doublera, alors que la capacité de production électrique triplera. Pour 2015, l'association Fachverband Biogas pronostique 20.000 unités biogaz et pour 2020 plus de 40.000 installations (production électrique > 9.000 MW, soit près de 20% de la consommation allemande d'électricité !) (D'après SCHÜTTE, 2005).
En France, la filière est quasi-inexistante avec 2 installations seulement en fonctionnement ; les projets sont nombreux, encouragés notamment par le développement Outre-Rhin. Les prix de rachat revus en juillet 2006 autorisent le démarrage d'une filière biogaz en France Néanmoins, ces prix étant encore inférieurs à ceux pratiqués en Allemagne, il conviendra tout d'abord de bien valoriser les déchets présents sur l'exploitation et les déchets extérieurs (même si la législation doit être précisée) puis d'incorporer des plantes énergétiques, notamment le maïs, qui serviront de substrat. Une utilisation optimale de la chaleur produite par l'installation est également une clé de la rentabilité de l'ensemble.